Les intervenants après l’expérience :
«La boucle sera bouclée lorsque les enfants deviendront les “facteurs” de notre culture»
Arousiak Guévorgian, Kanone (intervient également en éveil musical à l’école, pour les élèves des classes
de CE 2, CM 1 et CM 2) :
«Depuis longtemps, j’attendais cette rencontre entre le groupe Spitak et les élèves de notre école. Elle nous a permis de leur faire comprendre combien il est important de partager et de transmettre notre culture si riche de génération en génération. Cela leur a permis de réfléchir, leur a donné envie d’apprendre, d’écouter et de transmettre notre culture, notre arménité… D’après moi, on a réussi à transmettre ce message.»
Mihran Gazarian, oud (a fait partie de la première génération des parents d’élèves de l’école) :
«Le plaisir est de partager notre culture, la musique traditionnelle arménienne, tout en présentant les instruments traditionnels. Notre récompense, ce sont ces petites frimousses qui s’illuminent de curiosité en écoutant nos mélodies.»
Méliné Gazarian, shevi (secrétaire de l’OGEA) :
«J’avais la volonté de présenter aux enfants, à travers la musique arménienne et les instruments traditionnels, le langage universel de la musique. Je suis convaincue que cultiver son identité est le premier pas vers l’ouverture. On en sait d’autant plus sur soi qu’on en sait sur les autres, et réciproquement. Toute culture musicale peut mener à la musique arménienne, de même que la musique arménienne est une porte d’entrée vers toutes les musiques. Les enfants ont été très sensibles à notre présence, ils ont été intéressés et enthousiastes lors de la présentation générale collective ; certains d’entre eux, que je croise, m’annoncent, contents, qu’ils viendront au spectacle. Je crois que l’envie de vivre notre culture est passée. Mais la boucle sera bouclée lorsqu’ils seront eux-mêmes les acteurs, les « facteurs » de notre culture et que nous irons à notre tour les entendre, les lire, les voir… Les portes sont larges et ouvertes, avis aux amateurs !»
Propos recueillis par
Arminé Adjamian